[Le Devoir] L'analphabétisme numérique

Dans un article du Devoir du 27 janvier 2012, intitulé L'analphabétisme numérique, le code informatique trace-t-il les contours d'une nouvelle élite?, on pouvait entre autres y lire ceci :

C'est une des résolutions les plus surprenantes du début de l'année. Il y a quelques jours, le maire de New York, Michael Bloomberg, a dévoilé sur son compte Twitter son intention d'apprendre d'ici la fin de 2012 les langages informatiques, ceux, composés de lignes de chiffres, lettres et symboles, utilisés pour créer des applications ou pour structurer l'information en réseau. Convaincu et déterminé, le premier magistrat de la Grosse Pomme est d'ailleurs passé de la parole aux actes en s'inscrivant à CodeAcademy, une école de programmation qui vient de voir le jour et dont les cours sont donnés en ligne par l'entremise de petits exercices d'encodage hebdomadaire.

À mesure que notre société se numérise, la nécessité d'avoir accès à internet, d'une part, mais aussi de savoir interagir avec les systèmes d'information est devenu indispensable pour tout citoyen, organisme et entreprise. Nous pensons que le maire de New York voit juste. Et une des missions de la FQCIL est de combattre cet analphabétisme numérique. Au chapitre de l'accessibilité, Île Sans-Fil à Montréal et Zap à Québec, font un très bon travail. Il faut continuer ce travail. La FQCIL est là pour épauler des regroupements de technologues en région qui voudrait créer des services similaires. L'accessibilité à internet est un premier pas.

Mais le fossé doit aussi être combattu à un autre niveau. La réalité numérique amène aussi le besoin d'organiser efficacement sa propre information et de l'appareiller avec d'autres sources extérieures pour l'enrichir. Le logiciel libre offre une partie de la réponse en donnant libre accès à des modules de traitement de l'information. Mais, il requiert une habileté minimale pour en tirer profit. On doit pourvoir apprendre à : 1. Définir ses besoins informationnels 2. Trouver le ou les bons outils libres 3. Installer le logiciel 4. Utiliser le logiciel 5. Configurer et parfois adapter le logiciel pour qu'il réponde mieux au besoin.

Plusieurs organisations n'ont pas cette connaissance. Les prestataires de services en logiciel libre, les groupes de développeurs et d'utilisateurs ont ce savoir-faire. Le rapprochement des milieux technologiques aux milieux communautaires est donc un combat essentiel, un combat que nous voulons mener avec vous, à la FQCIL.